Termes de réference évaluation du projet PGRN
- Détails
- Publié le Jeudi, 12 Avril 2012 12:24
- Affichages : 82
EVALUATION DU PROJET
‘’Promouvoir les approches participatives multi institutionnelles pour la bonne gouvernance des ressources naturelles collectives dans les sociétés post conflits des régions des grands lacs en Afrique’’, PGRN en sigle
TERMES DE REFERENCE
-
Contexte de l’évaluation
Sur financement du CRDI Canada, les organisations Plateforme DIOBASS au Kivu et ADISCO au Burundi en partenariat avec les institutions universitaires et de recherche de la région conduisent depuis mars 2009 un projet de recherche action participative sur la gouvernance des ressources naturelles pour une drée de trois ans. La présentation détaillée de ces organisations est disponible sur leurs sites internet respectifs : www.plateformediobass.org et www.adscoburudi.org
Le projet est réalisé dans les sites de Kamanyola, Nyangezi, Ikoma et Bugobe en province du Sud kivu en RD Congo et dans les communes de Rutegama et Kabarore respectivement en province Muramvya et Kayanza au Burundi.
Le projet a réalisé l’essentiel des activités prévues, mais voudrait mieux comprendre s’il a pu atteindre les résultats escomptés et impulser des changements significatifs afin de pouvoir orienter la suite à lui réserver. C’est pourquoi il a été décidé d’organiser une évaluation finale de ce projet d’une part afin de fixer les acquis de ce projet, mais d’autre part pouvoir identifier les défis auxquels il a dû faire face.
La mission doit donc être consciente qu’elle rend compte à la fois à ADISCO et Diobass (commanditaires de la mission) ainsi qu’au CRDI Canada.
-
Description du projet
Le dossier complet du projet, les rapports d’avancement, les différents produits de la recherche-action seront mis à la disposition de la mission. Nous reprenons ici les objectifs clé du projet
2.1 OBJECTIF GLOBAL DU PROJET
L’objectif général du projet est de renforcer les capacités des communautés rurales pour participer activement à l’apprentissage politique et aux processus décisionnels de bonne gouvernance de l’environnement dans les sociétés qui émergent des conflits et crises écologiques.
2.2 OBJECTIFS DU PROJET
Cinq objectifs spécifiques sont dévolus à ce projet :
1. Faciliter les communautés rurales à définir une vision collective de RN et à participer activement à la conception des politiques, institutions et pratiques de bonne gouvernance de l’environnement ; à suivre et évaluer leurs impacts
2. Catalyser des plateformes, espace d’échanges, d’analyse et de planification concertée, d’apprentissage et dialogue politique pour influencer les politiques locales, nationales et régionales de gouvernance de RN à partir de la base, conception expérimentale des politiques.
3. Renforcer le rôle de la femme dans la gouvernance de ressources naturelles et identifier les conditions et les facteurs qui permettent d’accroître les conséquences positives de la gouvernance de l’environnement sur le genre et l’équité
4. Promouvoir des innovations et technologies de gestion durable de ressources naturelles, y compris les institutions d’action collective pour la gestion des ressources communes
5. Renforcer les capacités des acteurs et intervenants politiques à développer des politiques et mettre en place des structures et institutions de bonne gouvernance de l’environnement dont bénéficient les pauvres.
Les principaux résultats attendus de ce projet sont:
-
Mise au point des politiques plus favorables à la gestion durable des ressources naturelles en tenant compte des besoins et des aspirations profondes des différentes catégories de la population.
-
Mise au point des mécanismes et réseaux qui rassemblent les associations et communautés de base, les structures étatiques de base, les acteurs politiques et la société civile qui sont engagés dans des actions concertées, qui négocient des réformes institutionnelles et politiques et qui se renforcent mutuellement pour engendrer une bonne gouvernance de l’environnement.
-
Renforcement des capacités organisationnelles des institutions et structures sociales qui supportent les initiatives locales de gouvernance de l’environnement , en vue de participer activement au dialogue politique et la gouvernance de RN. Celles-ci seront à mesure de bien analyser leurs structures, et définir leur vision de gouvernance de RN et à développer des stratégies et activités pour participer activement à la bonne gouvernance de l’environnement ; et d’influencer les politiques nationales et régionales de gouvernance de RN à partir de la base,
-
Conception des modèles de gouvernance de ressources naturelles et de la participation responsable des collectivités rurales aux processus décisionnels liés à la gestion des ressources naturelles
-
Amélioration des capacités des acteurs politiques locaux à élaborer des politiques, à planifier et à mettre en œuvre des politiques de gestion durable de l’environnement. Ceci par la modification des attitudes des acteurs et décideurs politiques en ce qui concerne la capacité des communautés rurales et des pauvres à bien gouverner les ressources naturelles, à formuler des politiques
-
Conception expérimentale des politiques nouvelles de gouvernance de l’environnement à partir des expériences des collectivités rurales Adoption des innovations technologiques de gestion intégrée des ressources naturelles qui encouragent l’action collective et la participation communautaire.
-
Générer des nouvelles connaissances, approches et outils méthodologiques pratiques sur la gouvernance participative de l’environnement ; et enfin
-
Amener les gens à une nouvelle façon de penser aux divers types de savoirs requis pour gérer judicieusement les ressources naturelles. Ils pourront alors transformer les institutions et les systèmes sur lesquels les collectivités et les organismes se fondent pour prendre des décisions. Ils ont jeté les bases de la cogestion.
-
L’évaluation
L’évaluation doit être traitée comme une évaluation finale du projet et se focalisera sur les éléments ci-après :
-
Les éléments classiques de toute évaluation à savoir : la pertinence, l’efficacité, l’efficience, la durabilité et l’impact éventuel de ce projet. Le projet n’ayant duré que trois ans, la mission examinera plutôt les chances de durabilité et les éléments indicateurs d’un possible impact.
-
Le projet dès le départ ayant choisi d’assurer le suivi-évaluation par la cartographie des incidences, la mission devra donc vérifier que les changements et les produits attendus ont été atteints sur les ‘’ partenaires limitrophes’’.
-
La mission s’attachera en particulier à vérifier la qualité des produits du projet et en particulier les publications, la conférence internationale, les documents de formation et de vulgarisation etc.
-
La mission se focalisera sur la qualité de la dynamique des CGRN pour pouvoir dégager leur valeur ajoutée et d’identifier les éléments qui justifient leur succès ou qui pourraient contribuer à leur fragilisation et dire si malgré le temps limité du projet, elles présentent des chances de viabilité/pérennité. La mission examinera leur fonctionnalité, leurs statuts, les attentes des populations, les problèmes auxquels elles pourraient buter et proposer des solutions.
-
La mission fera en particulier attention aux questions de synergie entre les acteurs et en particulier le mode de collaboration être les différents parties prenantes de la recherche action et détecter les problèmes qui se sont posés et proposer des voies de sortie
-
Faire des suggestions d’action de recherche action à envisager pour la poursuite du projet en se fondant d’une part sur les acquis du projet, mais surtout sur les questions de sécurité alimentaire.
-
Méthodologie de l’évaluation
Les Consultants en leur qualité d’expert avéré dans l’évaluation des programmes de recherche-action useront de la méthodologie qui leur semble la mieux à même d’atteindre les objectifs de la mission. Ils adopteront obligatoirement une approche participative même si l’évaluation est considérée externe. Les commanditaires pourront accompagner la mission, mais les consultants sont libres d’exiger leur absence à certains moments.
La mission se déroulera dans les six zones de la recherche action du projet
Au cours de la mission, les consultants intervieweront les différents ‘’partenaires limitrophes’’ du projet, mais aussi des personnalités externes au projet. Ils pourront éventuellement organiser des mini ateliers avec certains partenaires. La mission pourra également accéder à toute la documentation nécessaire à la réalisation de son travail, en l’occurrence : le dossier du projet, les rapports d’étapes, les rapports de certaines activités et les produits de la recherche- action
A l’issue de ses missions de terrain, le chef de mission rédigera un rapport provisoire qui sera remis à aux commanditaires qui disposent de dix jours pour la formulation des observations qui permettront au consultant de rédiger le rapport final qui devra être disponible une semaine après les avis des commanditaires au plus tard.
La mission organisera obligatoirement une restitution d’une demi-journée après la production du rapport provisoire dans une ville qui lui sera indiquée entre Bukavu et Bujumbura.
-
Profil et choix du consultant:
La mission comprendra au moins trois consultants : un chef de mission, consultant international ou national expérimenté qui devra coordonner deux consultants nationaux
Le consultant chef de mission de profil agronome, forestier, agroéconomiste, économiste rural ou sociologue rural devra avoir une expérience d’au moins 5 ans dans la recherche et avoir conduit ou évalué au moins deux projets de recherche action avec une forte composante en gestion de ressources naturelles. Il devra justifier au minimum d’un diplôme de docteur/PhD et de cinq publications dans des revues scientifiques reconnues. Le chef de mission doit avoir une parfaite maitrise du français et avoir travaillé au moins 3 ans en Afrique. La connaissance de la région des Grands Lacs constitue un plus.
Les consultants nationaux doivent avoir au moins une expérience de trois ans dans la recherche et maitriser les outils classiques de recherche et de développement. Ils devront disposer au minimum d’un niveau Bac+5 en agronome, foresterie, agroéconomie, économie rurale ou sociologie rurale et justifier au minimum d’une publication scientifique.
Les offres ayant une expérience dans l’évaluation des matrices des incidences seront privilégiées
Les deux consultants nationaux devront obligatoirement parler les langues locales à savoir le mashi et le swahili pour la RD Congo et le kirundi pour le Burundi
Des documents confirmant ces performances devront faire partie de l’offre technique.
-
Présentation de l’offre
Les présents termes de référence seront diffusés sur les sites internet d’Adisco, de Diobass et du CRDI. L’offre devra comprendre : une lettre de motivation, un CV actualisé des consultants, une offre technique et une offre financière. La lettre de motivation devra indiquer la disponibilité des consultants pour la période.
L’offre est présentée par le chef de mission qui s’allie les compétences d’experts nationaux
La date limite de dépôt des offres est fixée au 20 avril 2012 à 12h30 heures GMT. Les offres se font exclusivement par voie électronique envoyée simultanément à JLIB_HTML_CLOAKING ; JLIB_HTML_CLOAKING et JLIB_HTML_CLOAKING ; JLIB_HTML_CLOAKING
La mission est ainsi organisée : 12 jours de mission de terrain (voyages et debriefing y compris, 5 jours de traitement des données et 3 jours pour la rédaction des rapports pour le chef de mission et six jours de terrain et 3 jours de rapport pour chaque consultant national.
L’offre financière doit couvrir les honoraires, les perdiems, les frais de secrétariat et de communication, les frais de déplacement internationaux.
Les frais de déplacement locaux et des ateliers éventuels avec les acteurs sont à charge des commanditaires.
-
Calendrier :
L'évaluation devrait pouvoir démarrer le 25 avril 2012 et remettre le rapport provisoire le 30 mai 2012.
-
Documents à produire
-
Un rapport provisoire avec toutes les annexes en version électronique compatible avec MS WORD 2007 ou MS Excel . Le rapport comprendra un résumé exécutif ne dépassant pas quatre pages. Le rapport principal (sans annexe) ne doit pas dépasser 35 pages Times new roman 11, interligne simple ou équivalent
-
Un rapport définitif, intégrant tous les avis issus de la restitution et du rapport provisoire. Ce document devra être bien fait et capable d’être partagé comme une référence crédible pour des actions dans ce domaine. Ceci suppose qu’il doit être bien écrit.
-
Personne de contact pour l’évaluation
Plateforme DIOBASS AU KIVU
Sylvain MAPATANO
Coordonnateur de la Plateforme Diobass au Kivu
JLIB_HTML_CLOAKING et JLIB_HTML_CLOAKING
Tel +243 815217572
ADISCO :
Deogratias NIYONKURU,
Secrétaire Général de l’ADISCO :
JLIB_HTML_CLOAKING et JLIB_HTML_CLOAKING
Bureau 00 257 22 25 75 20,
Portable 00 257 79 589 120
Conférence Internationale sur la Gouvernance des Ressources Naturelles
- Détails
- Publié le Mercredi, 29 Février 2012 15:16
- Affichages : 161
Il s'est tenu à Bukavu du 6 au 8 février 2012 à l'Hotel Horizon, une conférence internationale qui a réuni 119 participants venus du Burundi, de la RDCongo, du Cameroun, du Kenya, de l'Afrique du Sud, de la Belgique, de l'Allemagne, du Canada et de la Corée du Sud sous le thème "Gouvernance des ressources naturelles collectives en phase post-conflits: défis, opportunités et perspectives".
Cette conférence a été organisée par la plateforme Diobass au Kivu de la RDC et ADISCO du Burundi (Appui au Développement Intégral et à la société sur les Collines) avec l'appui financier du Centre de recherche en Développement International du Canada (CRDI).
Les différents acteurs dans le domaine de gouvernace et gestion des ressources naturelles étaient ainsi représentés. Il s'agit des chercheurs, étudiants, déciduers politiques, chefs coutumiers, journalistes, paysans et animateurs des ONGs locales et internationales concernés et/ou intéressés par la question de gouvernance et gestion des ressources naturelles.
La conférence a été subdivisée en plusieurs sessions à savoir
- Participation communautaire et gouvernance des ressources naturelles collectives
- Innovations technologiques
- Conservation et gestion durable des ressources naturelles collectives
-
Deux ateliers ont ponctués cette conférence à savoir l'atelier paysan qui a regroupe les acteurs à la base venus expliquer leurs expériencess et la table ronde politiques
regroupant les autorité politiques.




